Quand Alice LOCOGE quitte pour un moment ses personnages au corps presque parfaits, elle retrouve son bestiaire, espace de jeux techniques, aire de préparation et d’expérimentations nouvelles sur les formes, textures et les matières, sur les combinaisons de couleurs et d’effets.

Ces expérimentations purement figuratives rejoignent néanmoins le monde imaginaire de l’artiste par la perspicacité de son regard et l’acuité de sa perception de l’animé, faisant œuvre créative à chaque touche de pinceau, simplifiant sa palette à l’extrême, mais dans une interprétation multiple du vivant.

Au croisement de ces deux visions, elle développe depuis peu un monde fantasmagorique qui serait le trait d’union, le lien, le rappel que l’humain et l’animal ne sont que deux expressions d’une même vérité, intimement liées comme le sont la vie et le rêve.